ORIGIN, sur le net

ORIGIN, La trame narrative de l'exposition

 

La scénographie est articulée autour de trois espaces reliés par un espace de déambulation qui immerge progressivement le visiteur :

 

Le premier espace, en lumière naturelle, intitulé "matières minérales, pariétales et vestiges" est une forme d'hommage contemporain à l'art pariétal et à la poésie des surfaces. Les artistes et les oeuvres, couplées, dialoguent entre elles : Maurice Sage et Guillaume Couffignal, Christine Fabre et Jean-Marc Paubel, Odile de Frayssinet et Dorothée Delornoir.

 

Le deuxième espace, intitulé "runes, rites sauvages et spiritualités abstraites"fait se confronter, dans une ambiance beaucoup plus sombre et théatralisée, les oeuvres fortes et chamaniques de Ghyslaine et Sylvain Staelens et de Paulette et Josef Ciesla, avec l'architecture spirituelle, astrale et colorée de Pierre Souchaud et les écritures et traces d'humanité d'Alexandrine Guérin.

 

Le troisième espace, intitulé "terres de mémoire" crée une ambiance intime et intérieure évoquant les cabinets de curiosités et est consacré aux oeuvres céramiques de Bénédicte Vallet et Isabelle Leclercq, aux photographies d'André Le Mauff, aux bas reliefs de Pierre Riba et à la sculpture textile de Mélanie Nitting ainsi qu'aux oeuvres de verre de Monique et Georges Stahl.

"ORIGIN, des artistes évoquent la matière" est la première exposition temporaire présentée par la Caverne du Pont d'Arc

 

Commissaire d'exposition : Françoise Souchaud

Scénographie et concept artistique : Jean-Marc Paubel

Régie de l'exposition : Yann Guénard et l'équipe technique de la Caverne

Conception du catalogue : Sophie Lefèvre et Valérie Molès, services communication et culturel de la Caverne du Pont d'Arc

Avec la participation des médiateurs pour l'aspect pédagogique et l'organisation des animations autour de l'exposition.

Gestion des éclairages avec les techniciens

"La mise en espace des oeuvres est un exercice qui me passionne depuis que j'ai commencé à montrer et à exposer. Pour moi, la scénographie d'exposition est un exercice de création à part entière. Lorsqu'il porte sur du collectif, c'est un exercice exigeant car l'on est constamment confronté à des limites, il faut composer avec des contraintes multiples et de tous ordres. Et il faut toujours tenter de tirer de cette synthèse une narration, une composition dynamique et vivante. Par contre, c'est un exercice riche et intense car il demande beaucoup d'expérience dans la compréhension des espaces et du volume, dans l'écoute des personnes, des sensibilités et de la résonnance des oeuvres. Il engage, comme l'acte de création, la libération d'un flot d'énergie et de tension dont la qualité de la mise en scène sera largement tributaire."

Article de Lydia Harambourg dans la Gazette de l'Hôtel Drouot