Projet Nature_S

Projet de convergence artistique entre Marie-France Chevalier/Jean-Marc Paubel et Jean-Baptiste Cleyet.

Les oeuvres présentées à la Mostra et à la SCOF ne se recouvrent pas ; chaque exposition est liée au thème mais est totalement différente dans son esprit et dans sa mise en oeuvre.

Les temps forts :

- Vernissage de l'exposition à la Mostra : samedi 15 février à 18 heures

- Ouverture simultanée des deux lieux : les samedi 7 mars et dimanche 8 mars

- Finissage de l'exposition à la Mostra : le 14 mars avec micro-performance de Muriel Carrupt et visite accompagnée

à l'atelier (places limitées)

- Ouverture exceptionnelle d'ateliers d'artistes de la SCOF, Cité d'artistes de Grigny entre le 20 mars et le 5 avril, coeur du projet Nature_S

- Rencontre/discussion le samedi 4 avril sur le thème "Projets de convergence entre artistes ; liberté, expérimentation et pluridisciplinarité" avec projection du film (20 minutes) réalisé par Gilles Framinet sur le projet de convergence VOI(E)(X)(S) mené entre avril 2019 et mars 2020 - places limitées, sur réservation.

(Détails dans le tableau ci-dessous)

Accès gratuit

Après trois années de travail et de recherche sur le thème "Un voyage d'hiver", et près de soixante dessins plus tard, j'aurai l'occasion de montrer une large sélection des dessins réalisés dans le cadre de cette série à trois reprises en 2020, notamment dans le cadre du projet Nature_S :

En février à la Mostra de Givors, du 15 février au 14 mars 2020 

(détail des jours et horaires d'ouverture ci-dessus)

Projet "Nature_S" avec Marie-France Chevalier et Jean-Baptiste Cleyet

Exposition d’une trentaine d’oeuvres sélectionnées et mises en scène en lien avec le lieu (dessins, monotypes empreintés, volumes, vidéos)

Concept artistique et scénographie : Jean-Marc Paubel, en lien étroit avec Marie-France Chevalier

(exposition dans le cadre de la carte blanche des amis des arts à la Mostra de Givors)

https://www.givors.fr/culture/lieu-dexposition-la-mostra/

En mars, dans le cadre des portes ouvertes exceptionnelles de printemps de la Scof, Cité d’artistes de Grigny, du 20 mars au 5 avril 2020

(détail des jours et horaires d'ouverture ci-dessus)

Projet "Nature_S" avec Marie-France Chevalier et Jean-Baptiste Cleyet

Projet de convergence entre artistes à l'atelier, laboratoire de création. Exposition rétrospective sur les vingt dernières années, regard croisé sur la nature et notre nature : Jean-Marc Paubel//Marie-France Chevalier (photographies, peintures, monotypes estampés, dessins, volumes, vidéos, livres d'artistes...) et Jean-Baptiste Cleyet (vidéos)

Sélection coordonnée d'oeuvres anciennes et inédites créées dans le cadre du projet, rencontres entre et avec les artistes.

Concept artistique et scénographie : Jean-Marc Paubel, en lien étroit avec Marie-France Chevalier

http://www.scof-citedartistes.com/

A l'automne : 

Présentation du projet "Nature_S" en partenariat avec la galerie l’oeil écoute Lyon - exposition originale mise en scène en lien avec le lieu.

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Préfiguration du projet Nature_S à l'atelier, partie rétrospective du projet (détail)

Avec Marie-France Chevalier à l'atelier - Photographie Valérie Berge 

"Projet Nature_S" 2019_2020"

« J'ignore ce à quoi je ressemble, vue du dehors. Mais j'ai souvent vu mon visage de l'intérieur : un paysage ombragé avec une forêt marécageuse et deux lacs gelés, et aussi une grotte de stalactites et deux tunnels avec des coquillages dans un filet. J'entre dans ce paysage, je m'y égare. »

Tawada Yoko

Le projet Nature_S… 

Je propose une exposition intitulée « Nature_S » conçue dans le cadre des projets artistiques collaboratifs et de recherche que je porte chaque année depuis 10 ans autour de mon atelier d’artiste avec des artistes invités.

Après le projet VOI(E)(X)(S), projet multi disciplinaire porté entre avril 2018 et mars 2019, je travaille cette année à ce projet qui regroupe trois artistes : Marie-France Chevalier, Jean-Baptiste Cleyet et moi-même. 

L’idée centrale est de produire une réflexion collective autour de ce thème de la Nature et des natures (artistiques et humaines).

L’axe du projet repose sur un regard croisé entre Marie-France Chevalier et moi-même. 

Dans le cadre de notre démarche d’artiste auteur respective, nous portons depuis des décennies un regard particulier sur la Nature.

- Marie-France Chevalier approprie la Nature et « sa » nature propre par une « excroissance » cultivée de sa propre conscience : le jardin ; une ritualisation domestique de l’acte de fouler la terre, de l’arpenter, de se prolonger dans l’acte de cultiver. Son expression artistique évolue au travers de recherches formelles puissantes dans un constant va et vient entre intérieur et extérieur dont son atelier du Vercors est l’axe, la fenêtre, le point de vue et le creuset mémoriel.

- Pour ma part, je cultive une approche panthéiste et distanciée de la Nature, et me définis -en creux- par des projections poétiques et romantiques de bribes de Nature, en quête de ma nature singulière de citadin contemporain, observateur des effets d’une puissance naturelle implacable, rétive et hostile mais fascinante et originelle. Fragilité absolue d’un état de conscience humain, une perception paradoxale dominée par les traumas de l’enfance.

 

L’objet de ce travail de collaboration est de mettre en lumière les convergences et les spécificités de ces deux démarches d’auteurs rapprochés par une profonde communauté de vue artistique et des décennies d’action artistique collective commune en région.

Ce projet sera pour nous l'occasion de creuser une réflexion approfondie sur la notion de paysage et des différents points de vue possibles : l'approche occidentale et l'approche orientale de l'idée du paysage : d'une vision néo-impressionniste de la Nature par son interaction avec la lumière et le temps à une lecture conceptuelle inspirée du ShanShui, approche corrélative fondée sur les forces et les énergies fondamentales.  

Le projet Nature_S étant largement orienté sur les techniques liées au papier et à l’expression graphique, jusque dans ses extensions les plus contemporaines au travers de la démarche vidéographique. Nous avons donc associé cette année Jean-Baptiste Cleyet qui travaille à nos côtés à un projet de vidéo dessinée. 

Le projet Nature_S est, une fois de plus, le lieu des expérimentations, des confrontations, des recherches et des croisements.

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Publications

Editions pré#carré

Hervé Bougel, éditeur de poésie m'a proposé -projet évoqué de longue date- de réaliser la couverture d'un recueil de poésie de Sylvie Fabre G. Un projet artistique de grande valeur pour moi autant humainement qu'artistiquement, au diapason de la poésie intérieure et forte de Sylvie Fabre.

A découvrir le site des éditions pré#carré

"Ce que tu nommes ta maison" textes de Sylvie Fabre G - couverture papier main peinte de Jean-Marc Paubel

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L'art du livre tactile

Un superbe ouvrage de référence publié chez Gallimard par Catherine Liégeois sur le thème du livre d'artiste et de l'approche tactile de l'oeuvre d'art.

Livres monstres

Ce qu’un livre montre n’est pas toujours ce que l’on croit. Le logo qu’il contient non seulement peut prendre un autre sens, il peut se toucher. En devenant tactile et sous divers registres le livre crée un « saisissement » particulier autant pour les enfants que les adultes, pour les handicapés que les esthètes avides de trouver de quoi optimiser leurs différences.

Bref, le livre ouvre bien au-delà de ses attendus classiques. Non seulement le livre se hume, se caresse, offre une intimité particulière qui s’interprète tactilement en devenant signe et non seulement contenant les significations. Il devient une peau non fuyante, elle se grève de stigmates. Le livre est donc un objet volumique qui se palpe, se tâte. Son aspect tactile devient par lui-même objet de connaissance. La texture peut piquer, râper voire modifier un propos purement typographique selon des connexions que Catherine Liégeois met en exergue de manière originale. Ce qui se creuse devient palpable parfois pour permettre au non voyant de voir, à l’apprenti érudit de comprendre et à l’amateur de sensations fortes de quoi éprouver des rencontres singulières.

Le livre devient sculptures selon diverses découpes et structures. Jean-Marc Paubel, Marc Pessin, Eole, transfigurent la surface pour l’habiller de rides, d’incisions qui enchantent et ne coulent plus simplement entre les doigts. Des reliefs remplacent le glacé pour appeler d’autres réalités. Car sur le clavier des sens, le tactile crée un plaisir et une lumière en divers talus que la main saisit à vif. Le livre « bâille » soudain autrement. Son « grain » remplace les mots tout à coup débordés. Hors d’eux, le livre devient un autre type de maison du sens. Elle ne glisse pas entre les mains. Elles s’y accrochent.

Le tactile est exalté par une forme d’ivresse physique et pour une nouvelle éducation des sens. En une conception plus large du concept même de livre, et en devenant volume au sens complet du terme, un tel « objet » de culture et de beauté invente une défense des sens et un exorcisme de la simple « idée ». Ils permettent de passer à une connaissance et un supplément d’être qu’il n’est pas facile à atteindre lorsque le livre se décline en sa conception classique. Bien des artistes l’ont remis en question. Mais ils ne sont pas les seuls. Et depuis l’invention du médium, Catherine Liégeois remonte cette histoire dont la jaquette même de son livre propose une « solution ».

Par son aspect tactile, le livre offre une plongée, une morsure, un bain friselé. Il se révèle sculpté et non seulement par les traces et traductions cartographiées du temps qui passe. La rencontre avec un écrivain mais aussi avec un typographe, un graveur de pierre, un céramiste, un relieur, crée un plaisir total pour le lecteur qui découvre là des reliefs et des cristallisations que parfois il ne soupçonnait pas en ce nouveau contact.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

http://www.lacauselitteraire.fr/l-art-du-livre-tactile-catherine-liegeois

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